Philippe BAS soutient SARKOZY dans la désinformation.

Publié le par Patrick LEBORGNE

REPONSE AU COMMUNIQUE JOINT

La mise à Bas des moyens destinés à assurer l'accueil des élèves handicapés en milieu ordinaire
 
Le candidat sortant persiste dans le déni
 
 
 
S'agissant d'un sujet grave que celui de la place réservée aux enfants et aux jeunes handicapés dans l'école de la République et des réponses apportées aux familles en la matière, faut-il se féliciter du regain tardif de réactivité de l'actuel ministre de la santé et des solidarités plus prompt à secourir le candidat de la droite qu'à s'occuper au quotidien des problèmes sociaux et sanitaires de nos concitoyens ?
 
 
La réponse est malheureusement NON. On sait que la statistique légale du gouvernement, celle des chiffres du chômage ou  de la violence ou handicapés ne résiste pas à l'examen des faits. Il en va de même pour les résultats en matière d'intégration scolaire des enfants handicapés.
 
En la matière, les débats participatifs ont confirmé  ce qu'ont dit auparavant les acteurs de terrain du monde enseignant et associatif, notamment ceux qui ont signé en 2004 le manifeste pour le droit à l'école des jeunes et des enfants en situation de handicap ou les nombreuses réserves exprimées par le conseil national consultatif des personnes handicapées depuis le vote de la loi handicap de février 2005 sur l'ensemble des projets gouvernementaux d'aide et de soutien pour la réussite des élèves handicapés qui lui ont soumis: "Ni le changement de mentalités et de culture voulus, ni (…) les attentes des familles " n'ont trouvé d'écho dans les réponses en trompe l'œil du Gouvernement auquel a appartenu Nicolas Sarkozy.
 
 
Rappelons que les groupes Handiscol mis en place par Ségolène Royal alors ministre en charge de la famille et des personnes handicapées étaient un lieu de coordination où se retrouvent, pour travailler ensemble, des représentants de l' Education Nationale, des Affaires Sanitaires et Sociales, des collectivités territoriales, des associations de parents, des professionnels et des salariés, des établissements scolaires et des services médico-sociaux, médico-éducatifs et sanitaires.
 
Ces groupes ayant vocation à évaluer les besoins et mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour répondre aux besoins spécifiques de la scolarité des enfants et des jeunes en situation de handicap étaient particulièrement appréciés par l'ensemble des acteurs de la communauté éducative et associative.
 
Sur le terrain, le travail formidable mené par les équipes éducatives a été stoppé en les privant du soutien prodigué jusqu'alors renforcées par les auxiliaires de vie scolaire en emplois-jeunes formés et qualifiés. Qui en porte la responsabilité? François Fillon, qui a porté un coup d'arrêt aux emplois-jeunes comme ministre des affaires sociales et qui n'en pas tiré les conséquences comme ministre de l'éducation nationale?
 
En lieu et place des moyens adaptés aux besoins des enfants, quelle a été la réponse apportée aux familles et ce sans moyens nouveaux:
­        des auxiliaires de vie scolaire recrutés en emploi précaire le plus souvent à temps partiel, et pour des contrats d’un an, parfois moins, sans formation et sans possibilité d'assurer un suivi digne de ce nom;
­        des enseignants souvent mal préparés et livrés à leur seule conscience professionnelle pour accueillir et encadrer les élèves handicapés dans les dispositifs d'accueil.
 
C'est pourquoi le gouvernement que mettra en place Ségolène Royal pour mettre en œuvre son pacte présidentiel n'en rabattra pas sur les moyens destinés à rétablir les moyens destinés à assurer dans des conditions décentes l'accueil de tous les élèves de la République et notamment ceux qui en ont le plus besoin. C'est cela, avoir de la moralité.
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Un mensonge de plus de ce gouvernement sortant et aux abois : 
Ministère de la Santé et des Solidarités
 
                                                                                                                       Paris, le 3 mai 2007
 
 
 

Communiqué de presse
 
 
 

Scolarité des enfants handicapés : rétablir la vérité
 
 
 
Lors du débat télévisé hier soir avec Nicolas SARKOZY, Mme ROYAL a affirmé que le nombre d'enfants handicapés scolarisés à l'école "ordinaire" de leur quartier ou leur village avait diminué.
 
Philippe BAS, ministre de la Santé et des Solidarités, en charge des personnes handicapées, ne peut accepter cette affirmation; il tient à apporter les précisions suivantes et rétablir la vérité des chiffres.
 
Tout d'abord, grâce à la loi du 11 février 2005, tout enfant handicapé peut désormais être inscrit dans l’école ou l’établissement de son quartier. Cette inscription est de droit. C'est une avancée fondamentale. Rappelons simplement que Mme ROYAL, comme les autres députés membres du Parti socialiste, ont voté contre cette grande loi de la République…
 
Les chiffres sont parlants : en 2002, il y avait moins de 90 000 enfants scolarisés dans l'école de leur quartier ou de leur village. A la rentrée 2006, ce sont 160 000 enfants handicapés qui ont été scolarisés dans l'école de leur quartier.
 
De plus, 20 000 enfants handicapés bénéficient aujourd'hui d'un accompagnement individualisé. Ils étaient 4000 en 2003.
 
Il n'est pas acceptable qu'une candidate à la Présidence de la République, la plus haute fonction de l'Etat, assène ainsi des contrevérités sur un sujet aussi grave. L'action déterminée en faveur des familles d'enfants handicapés et des personnes handicapées a été et reste une priorité du gouvernement, sous l'impulsion de Jacques CHIRAC. Il n'y a place, et plus encore dans ce domaine, ni pour l'agressivité ni pour les contrevérités.
 
 
Contact presse
01 40 56 .. .. 
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Mise en ligne par Patrick LEBORGNE
le 6 mai 2007 : SEGOLENE PRESIDENTE

Publié dans capagauche35

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