TRIBUNE DE Jc DU CHALARD, 1er Secrétaire Fédéral honoraire PS 35

Publié le par Patrick LEBORGNE

Ne nous trompons pas d’ouvrage !
 
 
Lorsque l’on se pose la question de savoir comment protester contre les mesures ultra libérales prises, ou devant être prises, par le gouvernement Sarkozy, il convient avant tout d’être non seulement jugés comme crédibles, mais encore comme apparaissant détenteurs d’une vision de l’avenir porteuse d’espoir. Ce fut ainsi le cas dans la fin des années 1970 avec notre superbe slogan-Changer la vie-qui s’appuyait sur des propositions bien précises en étant crédibilisés par ce magnifique mouvement populaire qu’était l’Union de la Gauche, et dont le fer de lance était constitué par des socialistes enthousiastes qui ne rêvaient pas encore de faire carrière en politique à défaut de s’épanouir dans un métier traditionnel.
On se rend bien compte aujourd’hui, lorsqu’un responsable socialiste s’exprime pour dénoncer la nocivité de la plus part des mesures sarkoziennes, que ceux qui écoutent y accordent autant de crédit que si cela avait été énoncé par Besancenot ou par Laguillier.
Arrêtons donc de prêcher dans le désert, et retroussons nos manches de chemise pour créer une dynamique pouvant redonner espérance a ceux qui aujourd’hui courbent le dos.
 
Vous me direz que c’est ce qui est prévu. D’ailleurs c’est un exercice qui est parfaitement rodé, et qui se déclenche pour tout Congrès suivant une déculottée électorale : ce fut, en vrac, le congres du Bourget, les états généraux de Lyon, le congres de Dijon…et je dois en oublier !
A chaque fois c’est juré : la parole sera donnée aux militants pour construire un programme
de rêve, et ceux ci seront tellement heureux de cet honneur qu’ils en omettront de demander des comptes à ceux, et ceci a tous les niveaux de responsabilité, qui nous aurons conduit au désastre, : nous avons, sans nous en rendre compte, pris l’habitude de ne pas changer une équipe qui perd !
 
Arrêtons de nous comporter de manière immature, et ainsi que commencent à le demander un bon nombre de responsables il est nécessaire que dans nos choix politiques que l’émotionnel cède enfin le pas à la raison !
 
Il convient tout d’abord de revenir au principe fondateur du socialisme qui est le refus de l’exploitation de l’homme par l’homme, et de sa soumission à des dogmes, même si la mondialisation économique a bien changé les aspects de cette exploitation, ce qui nécessite la recherche de nouveaux modes d’actions et de nouveaux partenaires ayant la même préoccupation, et qu’il faudra chercher dans les quatre directions de la rose des vents.
Voilà ce qui doit être notre stratégie, même si nous savons que le chemin pour y arriver est chaotique.
 
Il convient de ne pas oublier que faire de la politique doit rester prioritairement comme un service que l’on offre à ses concitoyens(ènnes), et donc de considérer cela comme un métier
Ou l’on peut faire carrière comme on peut la faire dans la magistrature ou le négoce, ce qui conduit inexorablement à l’émergence d’une nomenklatura obligatoirement conservatrice dans sa façon d’agir, même si elle ne l’est pas dans son verbe. Comment pourrait il en être autrement lorsque le dilemme devient : ou un poste électif ou l’A.N.P.E !
 
Arrêtons de dire que l’on est contre le cumul si on est prêt à investir des candidats qui ne rêvent qu’a cela.
A ce sujet arrêtons de faire un distinguo putride entre un mandat à l’élection au suffrage universel direct, et un mandat au suffrage indirect, ou alors ne nous occupons pas de la désignation des sénatoriales !
Ce qui compte c’est d’appartenir à un exécutif doué d’un budget lui donnant du pouvoir.
Il en est ainsi, par exemple, de la Présidence et des Vice-présidence de la Communauté d’agglomération.
Ne pas perdre de vue quand même qu’un Vice-président de communauté d’agglomération touche la modeste indemnité de 1800 euros !
 
Arrêtons de dire que l’on est pour la parité, alors que dans nos investitures on ne veut pas commencer à l’appliquer !
 
En effet, pour être respecté par les électeurs, prenons l’engagement formel de mettre en accord nos déclarations et notre façon de faire !
Si cet engagement est à la base de ce que l’on entend par refondation, alors REFONDONS !
Autrement tout ne serait qu’incantation palsomiée par d’habiles gourous, ou par de pales vassaux.
 
Mes amis n’ayons pas peur d’ouvrir les portes d’un nouveau monde.
 
Jc du Chalard 1er Féderal honoraire

Publié dans capagauche35

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PERRIGAULT 09/10/2007 14:19

Merçi Jean Claude de rappeler  a nos compatriotes qu'i faut être concret quand on veut revenir au pouvoir et d'avoir des idées qui tiennent la route, surtout faire ce que l'on dit . Parité, cumul des mandats etcmerçi DuducheM;PERRIGAULT