Discours d'Evo MORALES à l'ONU le 24 septembre 2007

Publié le par Patrick LEBORGNE

Bonjour ! Enfn un chef d'Etat qui s'exprime avec la voix de l'humain, la voix de la raison. Pour que cette voix porte plus loin, plus fort, pour faire taire tous nos chantres de la croissance à tout prix, je vous invite à lire, à y réfléchir, à faire circuler, à signer...! Et puis, s'il devient Prix Nobel de la Paix, ils n'oseront peut-être pas l'assassiner ! Amitiés altersocialistes, Michèle Baudoin
 
 
Discours d’Evo Morales à l’ONU : 24 septembre 2007
> >
> > Ceux qui le souhaitent peuvent soutenir la candidature de Evo Morales au
> > prix Nobel de la Paix 2007 par une signature sur le site
> > www.evonobel2007.org
> >
> > En lancant un appel aux chefs, aux gouvernements et aux peuples de la
> > planète, le premier président indigène de la Bolivie, a dit que « la
> > planète, la terre mère, ne peut pas être une marchandise ».
> >
> > Evo : « Seul le changement du modèle de développement capitaliste nous
> > permettra de sauver la planète »
> >
> > Discours d’Evo Morales à l’ONU : 24 septembre 2007
> >
> > "Sœurs, frères Présidents et chefs d’Etat des nations Unies : le monde est
> > saisi de la fièvre du changement climatique et la maladie se nomme le
> > modèle de développement capitaliste. Tandis que en 10.000 années
> > l’augmentation du dioxyde de Carbone (CO2) sur la planète a été
> > approximativement de 10%, dans les derniers 200 dernières années de
> > développement industriel, la croissance des émissions de carbone a été de
> > 30%. Depuis 1860, l’Europe et le nord de l’Amérique contribuent à 70% des
> > émissions de CO2. 2005 a été l’année la plus chaude du dernier millenaire
> > planétaire.
> >
> > Différentes recherches démontrent que sur les 40.170 espèces vivantes
> > recensées, 16.119 sont menacées d’extinction. Un oiseau sur huit peut
> > disparaître pour toujours. Un mamifère sur quatre est menacé. Un amphibie
> > sur trois peut cesser d’exister. Huit crustacés sur dix et trois insectes
> > sur quatre sont en risque d’extinction. Nous vivons la sixième crise
> > d’(extinction des espèces vivantes dans l’histoire de la planète terre, le
> > rythme d’extinction est cent fois plus rapide que celle des temps
> > géologiques.
> >
> > Devant ce sombre futur , les interêts des transnationale imposent de
> > poursuivre comme si rien n’était et de peindre la machine en vert,
> > c’est-à-dire, poursuivre avec cette croissance et ce consumérisme
> > irrationnel et inégal générant plus et plus de profit sans se rendre
> > compte que actuellement nous sommes en train de consommer en un an ce que
> > la planète produit en un an et trois mois. Devant cette réalité, la
> > solution ne peut être le maquillage environnemental.
> >
> > Pour pallier les impacts du changement climatique je lis dans des rapports
> > de la banque Mondiale qu’il faut en terminer avec les subventions aus
> > hydrocarbures, payer le prix de l’eau et promouvoir les investissement
> > privés dans les secteurs d’énergie propre. A nouveau il veulent appliquer
> > les recettes du marché et de la privatisation pour faire des affaires même
> > avec la maladie que ces politiques ont engendré. La même logique
> > s’applique dans le cas des biocombustibles alors que pour produire un
> > litre d’éthanol il faut 12 litre d’eau. De la même manière pour avoir une
> > tonne d’agro-combustible il faut occuper un hectare de terre.
> >
> > Devant cette situation, nous- les peuples indigènes et les habitants
> > humbles et honnêtes de cette planète- nous croyons qu’est arrivé le temps
> > de stopper pour renouer avec nos racines, avec le respect du à la mère
> > terre, avec la Pachamama comme nous l’appelons dans les Andes.
> >
> > Aujourd’hui, les peuples indigènes de l’Amérique latine et du monde nous
> > sommes en train d’être convoqués par l’histoire pour devenir l’avant-garde
> > de la défense de la nature et de la vie.
> >
> > Je suis convaincu que la déclaration des nations Unies sur les droits des
> > peuples indigènes, approuvée récemment après tant d’années de lutte, doit
> > passer du papier à la réalité pour que nos savoirs et notre participation
> > nous aident à construire un nouvel avenir d’espérance pour tous.
> >
> > On ne saurait se passer des peuples indigènes pour que s’opère le virage
> > de l’humanité pour la préservation de la nature, des ressources naturelles
> > que nous utilisons d’une manière ancestrale. Nous avons besoin d’un coup
> > fort de gouvernail, fondamental et à un niveau mondial pour arrêter d’être
> > les condamnés de la terre. Les pays du Nord doivent réduire leurs
> > émissions de carbone entre 60 et 80 % si nous voulons éviter que la
> > température croisse de plus de 2 grades prévus que le réchauffement global
> > atteigne des proportions catastrophiques pour la vie et la nature.
> >
> > Nous devons créer une Organisation mondiale du milieu ambiant avec un
> > pouvoir inaliénable, et discipliner l’organisation mondiale du Commerce
> > nous engageant sur la voie de la barbarie. Il n’est pas possible de parler
> > de croissance de produit Brut national sans prise en compte de la
> > destruction et l’épuisement des ressources naturelles,
> >
> > Nous devons adopter un indicateur qui permette la prise en compte, d’une
> > manière combiné, de l’indice du Développement humain et de l’empreinte
> > écologique pour mesurer notre situation médio-environnemental. Il faut que
> > soient appliquées de forts impôts sur la super concentration de la
> > richesse et que soient adoptés des mécanismes effectifs de redistribution
> > équitables. Il n’est pas possible que trois familles aient les revenus
> > supérieurs au PIB réunis de 48 pays les plus pauvres. Nous ne pouvons
> > parler d’équité et de justice social tout en perpétuant cette situation.
> >
> > les Etats Unis et l’Europe consomment, ,en moyenne, 8,4 fois plus que la
> > moyenne mondiale. Pour eux il est necessaire de baisser le niveau de
> > consommation et de reconnaître que tous nous sommes les hôtes d’une même
> > terre, de la même Pacamama.
> >
> > je sais que ce n’est pas facile d’opérer changement quand une partie
> > extrêmement puissante est invitée à renoncer à ses extraordinaires profits
> > pour que survive la planète Terre. Dans mon propre pays, je souffre avec
> > le front haut, ce sabotage permanent pour que soient maintenus leurs
> > privilèges parce que nous sommes en train d’en finir avec les privilèges
> > pour que tous nous puissions « vivre bien » et non mieux que nos
> > semblables.
> >
> > Je sais que le changement dans le monde est beaucoup plus difficile que
> > dans mon pays, mais j’ai une absolue confiance dans l’être humain, dans sa
> > capacité de raisonner, d’apprendre de ses erreurs, de récupérer ses
> > racines et de changer pour forger un monde juste, divers, intégrant,
> > équilibré et harmonieux avec la nature."
> >
> > Evo Morales Ayma Presidente de la República de Bolivia.
> >
> > Source : Gilles Smedts
> >
> > Corr. Trad : Ptit Pierre
> > http://acontrecourant.be/1964.html
> >
> > Il s’agit d’une traduction au fil de la lecture,
> >
> > Il y a actuellement une pétition qui circule pour demander qu’Evo Morales
> > soit prix Nobel,
> >
> > Adhésions et signatures solidaridad@evonobel2007.org
> >
> > Campaña Internacional “EVO MORALES PREMIO NOBEL DE LA PAZ 2007″
> >
> > --
> > Bien au-dessus du silence
> > J'écris ton nom
> > Liberté.

Publié dans capagauche35

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article