VILLIERS-LE-BEL d'hier à demain

Publié le par Patrick LEBORGNE

Villiers-le-Bel cette semaine trois nuits d’émeutes, plus de 1000 policiers dans les rues, une école, une bibliothèque brûlées symboles de l’intégration, de la connaissance et de la culture pour tous, et bien sur de l’émancipation. Oui mais voilà ces valeurs n’ont plus droit de cité auprès de certains jeunes.
 
Quant aux symboles de la réussite sociale, magasins et entreprises ils ont subi le même sort.
 
"… Ils en arrivent même à brûler les voitures de leurs parents…" je l'ai entendu à Rennes.
 
Les jeunes des citées sont tous pourris, tous des délinquants qu'il faut "karchériser" ? Non !
 
Néanmoins lorsque l'on arrive à incendier ces symboles chacun doit se poser cette question :
"N'entre-t-on pas dans un régime dictatorial ?" 
 
Dictature des médias,
Dictature de l'argent,
Dictature de la consommation,
Dictature de la pensée unique …
 
Le dernier rapport de la cour des comptes nous éclaire sur l'inefficacité récurrente des millions d'euros dépensés pour les plans banlieues.
 
Ce mal vivre des jeunes de banlieue résulte en parti d'une immigration de leurs parents mal vécue et mal gérée (les foyers Sonacotra des années 70 – les mauvaises conditions de travail, l'interdiction d'être délégué syndical, l'absence de regroupement familial…)
Peut être payons-nous également une colonisation-décolonisation mal gérée ?
 
Dans ces conditions l'Etat républicain laïc doit engager un véritable devoir de mémoire et ne pas se contenter d'un musée de l'immigration.
 
D'autre part quel avenir pour des jeunes sans (ou avec) formation fils et filles de travailleurs pauvres ? Quand Sarkosy ce matin (29/11) explique aux policiers que le chômage n'est pas une excuse à la violence et qu'il sera intraitable, n'a-t-il pas tenu lui-même des propos violents ?
 
Je crois nécessaire que nous soyons nombreux à contribuer à ce débat qu'ouvre CAPAGAUCHE35.
 
Exprimez-vous.
 
Patrick LEBORGNE

Publié dans capagauche35

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