Commentaires du texte d'Alain Olive (Unsa) : "Adapter ..."

Publié le par Patrick LEBORGNE

Alain Olive (Unsa) : "Adapter notre modèle social sans que nos droits soient rognés"


 Commentaires

 

 

 

Je n’ai rien à rajouter sur le fond et la forme à la tribune d‘Alain Olive. Par contre, je me permets de dire qu’il manque l’essentiel, qu’entend-on par un syndicalisme réformiste ? Si nous nous situons dans notre histoire syndicale franco-française nous remarquons qu’il y a peu de temps dans les statuts de la CGT figurait encore le terme de syndicalisme révolutionnaire. Or depuis que Bernard THIBAULT en est le secrétaire général cette confédération s’est recentrée vers le réformisme.

 

L’état des forces en présence :

 

CGT = création en 1985 par l’unification des maisons du peuples et les bourses du travail, (anarcho-syndicalistes et socialistes-révolutionnaires) 1906 adoption de la charte d’Amiens en opposition au congrès du Globe et à l’unification des socialistes, séparation du politique et du syndicalisme… On en souffre encore aujourd’hui !!!!

Après le congrès de la SFIO de Tours en 1920 et la création du PCF, scission de la CGT 1922, création de la CGT-U (communistes) puis réunification de la CGT en 1935.

 

CFTC => CFDT = création en 1910, suite à l’encyclique d’un pape « rénové……. » scission en 1964 déconfessionnalisation et création de la CFDT.

 

FO = scission de la CGT en 1947 (CGT-FO) purement républicain, laïc et anti-communiste, implantée dans le secteur public.

 

CGC = création le 15 octobre 1944, ou plus précisément au moment des grèves d »e 1936 puisque le syndicalisme cadre était signataires des accords de Matignon.

 

FEN = scission de la CGT en en mars 1946, puis divorce de 1992 avec la création de la FSU…

 

UNSA création en 1993, fusion des syndicats autonomes de fonctionnaires et agents publics et de la FEN.

G10 - SUD = à la suite du grave échec de la CFDT aux élections professionnelles de la postes en 1990 suite à la loi Quilles (séparation de France télécom et de la poste) création du Sud, avec la fusion du CRC Santé (ex CFDT) la LCR encourage ce développement.

 

 

Nous sommes un des pays du monde où le syndicalisme est le plus morcelé, et où sa représentation est la plus faible.

Notons également que le mot à la mode est

« réformisme »

 

N’oublions pas que les salariés attendent :

 

- d’être défendus

- d’être écoutés,

- d’être pris en compte.

 

 

Dans la forme et le fond il y a très peu de différence entre le réformisme d’une CFDT, de l’UNSA, de la CFE-CGC et de la CFTC , si ce n’est la précipitation pour certains à signer des accords. La signature d’une centrale syndicale de 2 millions de travailleurs n’aurait pas le même retentissement et la même valeur que celle de 500000 adhérents. Les tentations liées à l’existence même n’ont pas les mêmes objectifs, ce qui peut effectivement expliquer des signatures précipitées.

 

La CGT, par la force des choses s’est émancipée du PC, elle siège à la CES, je ne suis pas sur que ses élus de la CES fassent la guerre à ceux d’FO ou de la CFDT à Bruxelles. Ne faut-il pas préserver le rapport de force….

 

 

Il n’y a place qu’à deux types de syndicalisme l’un plus revendicatif, de type G10, qui correspond à une besoin pour le patronat et pour des salariés plus combatifs et engagés. L’autre, sans être un syndicalisme de compromission, doit pratiquer le dialogue et la recherche du compromis.

 

Depuis 30 ans le mouvement syndical n’a fait que défendre les acquis de 1936 et du CNR. Il n’a pas cesser de perdre des adhérents, et comble de l’histoire, comme je l’explique plus haut, il n’a pas cessé de se diviser.

 

On trouvera toutes les bonnes excuses pour expliquer les scissions, séparations, divisions ! Les salariés doutent et fuient l’adhésion. Alors cesser d’être le chef d’une minorité et travailler pour vous rassembler et créer un mouvement syndical populaire et de masse.

 

Patrick LEBORGNE

Publié dans capagauche35

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