Opposition, oui et alors....

Publié le par Patrick LEBORGNE

 

Le président Nicolas Sarkozy, en déplacement dans les Vosges jeudi a accusé l'opposition de semer "la pagaille" à l'Assemblée nationale pour "le seul plaisir d'empêcher des réformes".

"Que l'opposition, si elle a des idées, n'hésite pas à les donner pour résoudre les problèmes de la France, je serais très heureux de les écouter et de les entendre", a dit le chef de l'Etat, lors d'une table ronde sur l'avenir de la ruralité.

"Mais les injures, le blocage systématique, empêcher de voter des textes, empêcher des réformes pour le seul plaisir d'empêcher des réformes, inquiéter des jeunes pour le seul plaisir d'inquiéter des jeunes, c'est pas la démocratie ça c'est la pagaille", a-t-il ajouté.

"Je voyais qu'à l'Assemblée nationale, on s'est un peu énervés. C'est pas toujours un spectacle que peuvent comprendre les français qui souffrent de la crise, de voir les gens s'insulter, s'invectiver", a-t-il poursuivi.

"Je comprends parfaitement qu'il y ait une opposition qui n'est pas d'accord avec la majorité, mais enfin, il y a manière et manière de s'exprimer, de faire valoir ses idées", a-t-il encore dit.

Si le président accuse l’opposition de semer la pagaille à l’Assemblée, j’accuse ce même président de semer la pagaille en France. Comment peut on parler de réponse à la crise par une réforme de l’audiovisuel public, comment peut on voir une réponse à la crise par le fichier Edwige, comment peut on voir une réponse à la crise en proposant l’amnistie des délinquants économiques qui transgressent la loi sur le travail du dimanche en toute impunité.

 

Rien que sur ce dernier point, M. SARKOZY, dont le premier rôle serait de faire appliquer les lois de la République, se montre plus comme chef de file d’une aile ultralibérale de la majorité, provocateur à souhait, que comme un véritable chef d’Etat. En matière de pagaille, c’est plutôt lui qui tient l’allumette, et même une partie de ses députés renâclent à suivre aveuglément ce « va t’en guerre » d’une contre révolution sociale dans la droite ligne d’une pensée fin 19ème siècle. Et il a le culot de venir nous parler de modernité. Mais comme on dit « les cons cela ose tout, c’est même à cela qu’on les reconnait » (les tontons flingueurs)

 

Dans tout cela, je crois que ce qui l’agace le plus, c’est que ce n’est plus lui qui fait la une des médias. Mais la loi sur l’audiovisuel, enfin sur l’O.R.T.S. (S comme Sarkozy) y pourvoira, c’est Sarkozy qui nous le dit. …..

 

                                                                                    Vincent BAUDOIN

Publié dans capagauche35

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