GEORGES FRECHE SUITE ET EXCLUSION

Publié le par Patrick LEBORGNE

 « BLACKS »CHEZ LES BLEUS
 
Georges Frêche exclu du Parti socialiste
NOUVELOBS.COM | 27.01.2007 | 15:07
 
Le PS a décidé d'exclure le président de la région Languedoc-Roussillon pour ses propos sur les "Blacks" de l'équipe de France de football.
 
Georges Frêche (Sipa)
Le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, est exclu du Parti socialiste pour ses dérapages verbaux, a annoncé samedi 27 janvier la commission nationale des conflits du PS.
Dans un communiqué lu au siège du PS, la commission a jugé que ce grand baron
régional du PS avait tenu des propos "pas compatibles" avec son maintien au PS.
A la mi-novembre, Georges Frêche, 68 ans, avait regretté, devant le conseil de l'agglomération de Montpellier, que l'équipe de France de football compte "neuf blacks sur onze" joueurs alors que, selon lui, "la normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre".
Vendredi, Georges Frêche s'est estimé victime d'un "procès stalinien". "Tout est joué d'avance. Du temps de Staline, les jugements étaient faits à l'avance. On faisait comparaître les accusés et ensuite, on lisait le jugement. Vous avez vu que le jugement est fait", a affirmé Georges Frêche à la radio France Bleu Hérault. Le jugement "a été négocié, j'imagine, entre Mme (Ségolène) Royal et Mme (Christiane) Taubira (ndlr la députée PRG de Guyane, membre de l'équipe de campagne de Mme Royal) avant le voyage aux Antilles. C'est ce qu'on appelait en 1917 fusiller pour l'exemple", a poursuivi Georges Frêche. "Mais moi, ça ne m'impressionne pas. Alors, je ne règle aucun compte aujourd'hui".

"On offre ma tête au peuple"

"Je suis socialiste depuis toujours, je vais le rester. Les partis, ça va, ça vient, il suffit qu'il y ait un changement de majorité, je serai réintégré si on a besoin de mes voix pour le prochain congrès, la vie continue", a ajouté Georges Frêche.
"Je vous le dis, c'est un procès stalinien et on offre ma tête au peuple, pensant gagner quatre voix dans les DOM-TOM. Je pense que c'est un faux calcul. Mais l'avenir le dira", a-t-il encore dit.
"Je continue à soutenir Ségolène Royal car c'est la candidate de mes idées. Elle a perdu des points, il faut l'aider à remonter la pente. Et donc moi je l'aiderai dans le parti et à l'extérieur du parti", a poursuivi Georges Frêche.
"Je vais quand même lui donner un conseil", a-t-il ajouté: "je (lui) dis attention: à changer d'avis comme les feuilles mortes (...), on a le destin d'une feuille morte. J'aimerais qu'elle ait un peu plus de force de caractère et qu'elle ne change pas d'avis tous les deux ou trois jours".
Dans un premier temps, Ségolène Royal avait estimé, après la décision de George Frêche de se mettre "en congé" du PS, qu'"on pouvait en rester là". Dimanche dernier, elle a finalement souhaité qu'il soit exclu du PS, qualifiant ses propos "inacceptables et humiliants".

Publié dans capagauche35

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