VOUS NE VOTEREZ PAS SARKOBUSCH

Publié le par Patrick LEBORGNE

Les Français doivent-ils avoir peur de leur futur "chef" ?
Par Taïké Eilée, sa biographie          

Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole.

 

"Marianne" du 14 avril 2007 fait sa "une" sur Nicolas Sarkozy, le grand favori de l'élection présidentielle, pour en dresser un portrait absolument effrayant, en guise de mise en garde à une semaine du premier tour. Une description en adéquation avec celle que livrait Michel Onfray, suite à son entretien avec lui pour "Philosophie Magazine". Des observateurs comme le journaliste Laurent Bazin ou le sociologue Emmanuel Todd nous avaient déjà gratifiés d'un tel portrait alarmant. Ces attaques successives sont-elles exagérées ? Ou sont-elles, au contraire, parfaitement bien pesées ? Si tel est le cas, il n'est franchement pas raisonnable que Nicolas Sarkozy accède aux plus hautes fonctions de l'Etat.

 

Parmi les nombreux "dérapages" sarkozystes, le dernier en date, sur le caractère inné de la pédophilie et du suicide adolescent, a mis le feu aux poudres. François Bayrou a jugé ces propos "glaçants". Marianne y voit le "retour terrifiant du concept du gène du crime", la "stupéfiante rémanence de l'idéologie sociobiologique de l'extrême droite païenne", et considère même, en comparaison, que les dérapages de Jean-Marie Le Pen "allaient beaucoup moins loin". L'hebdomadaire rappelle aussi que la proposition sarkozyste de création d'un ministère de l'intégration et de l'identité nationale a réussi à susciter la désapprobation del'extrême droite autrichienne de Jörg Haider. On ne connaît pas, en revanche, la réaction du "post-fasciste" Gianfranco Fini, préfacier de l'édition italienne du livre de Nicolas Sarkozy, Témoignage...
Le dernier dérapage "génétique" de Sarkozy est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. A moins d'une semaine des élections, alors que le sacre sarkozyste se profile à l'horizon, certaines langues se délient enfin, et avertissent des graves dangers qui pourraient peser sur la démocratie et l'identité française en cas de victoire du patron de l'UMP. La personnalité de Sarkozy inquiète de plus en plus, ainsi que les valeurs qu'il porte. Ses détracteurs n'hésitent plus à s'attaquer à l'homme lui-même, dont ils vont jusqu'à remettre en cause la santé mentale et à souligner la dangerosité des pulsions autocratiques.
 
De l'agressivité avant toute chose
C'est à une véritable analyse de la psychologie du candidat que Marianne se livre, peut-être inspirée par l'attitude de Michel Onfray sur son blog, dans une note du 3 avril 2007 intitulée "Le cerveau d'un homme de droite". Le philosophe pointait du doigt la nervosité et l'agressivité irrépressibles du ministre de l'Intérieur lors de leur rencontre, qualifiant même sa prestation de "happening hystérique".
Le manque de tact de Sarkozy est connu, qui lui a fait envisager un nettoyage "au Kärcher" de la "racaille" (outrance néanmoins efficace, puisque, selon Sarko lui-même, qui est l'inventeur de ce beau dicton : "Kärcher en septembre, 200 000 adhérents [à l'UMP] en novembre")... Manque de tact qui lui a fait dire aussi que "ce n'est pas la France qui a inventé la solution finale" - le genre de déclaration inutile qui fait du bien à notre diplomatie avec l'Allemagne... Sa vulgarité envers ses collègues n'est pas non plus un grand scoop, lui qui menace de "casser la gueule" à Azouz Begag, le traite de "connard" et de "salaud", appelle joliment Michelle Alliot-Marie "la salope"... Son irrespect des journalistes et l'intimidation qu'il pratique régulièrement sur eux est également connue : il gratifie ainsi du titre d'"enculés" des journalistes de radio, qualifie de "journalistes de merde" ceux de Libération, menace de faire "virer" la direction de France 3 nationale s'il est élu, prend à partie un journaliste du Nouvel Observateur qui a eu le malheur d'enquêter sur lui : "Je ne l'oublierai pas ! Je ne l'oublierai pas !"... Même genre de menaces exercées sur un économiste un peu trop critique, ou un industriel auquel il lance cet avertissement très bushien (initialement christique) : "On est pour moi ou contre moi !"...
 
Mainmise sur le quatrième pouvoir
Le journaliste Laurent Bazin, contraint de fermer son blog pour sa trop grande liberté de parole, présentait, lui aussi, Sarkozy comme un "homme à craindre et qui sait en imposer aux rédactions comme à ses collègues ministres". Il rappelait l'épisode du renvoi d'Alain Genestar, directeur de la rédaction de Paris-Match, qui avait eu l'outrecuidance de publier la photo de Cécilia Sarkozy aux bras de son amant à New York. dans un titre qui appartient - pas de bol - à un grand ami de Nicolas Sarkozy, Arnaud Lagardère. Le Nouvel Observateur avait déjà mis le doigt sur le "système de tenaille inédit et diablement efficace" conçu par Sarkozy dans les principaux médias, un réseau acquis à sa cause qui va des propriétaires des titres aux directeurs de rédactions, jusqu'aux journalistes de base. Un réseau si efficace qu'il ruine l'idée même d'un quatrième pouvoir indépendant : "La toile tissée par le président de l'UMP, du haut jusqu'au bas de la hiérarchie - et c'est inédit à ce degré -, l'amène à ignorer délibérément la séparation des pouvoirs." Marianne évoque, de son côté, le témoignage privé d'une "star de la télévision" qui craint, en cas de victoire de Sarkozy, un "contrôle quasi totalitaire des médias".
 
Des velléités pas très démocratiques ?
La crainte peut paraître disproportionnée, presque irrationnelle, mais Sarkozy est bel et bien perçu, par nombre d'observateurs, comme un dictateur en puissance. Marianne, qui le qualifie de "Petit César", rapporte les jugements de la presse européenne, moins soumise à l'intimidation que la presse hexagonale. Une radio suédoise évoque ainsi un "risque de dictature", un journal allemand, le Frankfurter Allgemeine Zeitung, décrit l'ancien premier flic de France comme "l'homme politique le plus ambitieux et le plus impitoyable d'Europe", le Tageszeitung de Berlin parle d'un "George Bush tricolore qui veut imposer en France l'idéologie de la droite néoconservatrice américaine", la presse scandinave y voit "un aventurier néobonapartiste qui représenterait une grave menace pour la démocratie", alors qu'en Italie on rappelle "sa proximité avec la droite post-fasciste de la péninsule"...
 
Le vote du peuple : un obstacle à contourner
Sarkozy a déjà témoigné de son peu de considération pour le vote du peuple souverain. Alors que le 29 mai 2005, le peuple français a rejeté massivement, à 55 %, le traité établissant une Constitution pour l'Europe, le candidat de l'UMP a osé se prononcer pour la ratification d'une future Constitution allégée par la voie parlementaire ! Cette proposition scandaleuse, antidémocratique, s'asseyant sur le choix des Français, aurait dû normalement provoquer un véritable tollé. Sarkozy a d'ailleurs qualifié le référendum d'acte de démagogie, parole ahurissante passée un peu inaperçue, et que rapportait Nicolas Dupont-Aignan devant Christophe Barbier le 6 mars dernier. L'ex-candidat gaulliste expliquait d'ailleurs que sa rupture avec Sarkozy était venue de son exigence du respect du peuple, qu'il ne retrouvait plus chez le chef de l'UMP. Ségolène Royal et François Bayrou ont au moins le mérite (minimum, il est vrai, car cela devrait aller de soi) de vouloir faire adopter un nouveau traité constitutionnel en réinterrogeant le peuple souverain par le biais d'un autre référendum. A noter tout de même que les trois candidats veulent revenir sur le vote du peuple, qu'ils ne respectent donc pas, dans ce que Dupont-Aignan va jusqu'à qualifier de "coup d'Etat rampant".
 
Diviser pour régner
Mais revenons aux soi-disant "pulsions autocratiques" de Nicolas Sarkozy, que Marianne croit déceler, et même à sa "folie". Car le "scoop" de l'hebdomadaire dirigé par Jean-François Kahn, c'est que Sarko est fou. Rien que ça... "Cet homme, quelque part, est fou ! Et aussi fragile. Et la nature même de sa folie est de celle qui servit de carburant, dans le passé, à bien des apprentis dictateurs." Sarkozy adopte, en effet, la tactique pas très rassurante qui consiste à diviser pour mieux régner : "Il ne cesse de semer la division", lance Jean-François Probst, ex-secrétaire général adjoint du RPR des Hauts-de-Seine. A l'échelle de son camp politique comme du pays tout entier, Sarkozy divise au lieu de rassembler.
On connaît son refrain sur les gens qui se lèvent tôt le matin et les autres... On sait à quel point il a participé à développer et installer l'idée selon laquelle la France est divisée en communautés, ethniques et religieuses, allant en cela contre l'article premier de la Constitution, qui déclare que "la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale", qui "assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d'origine, de race ou de religion". Le constitutionnaliste Guy Carcassonne commente ainsi cet article premier : "Parce que seuls les individus sont titulaires de droits, égaux, la République ignore les groupes qui, par leur nature, introduiraient des discriminations (de « race », d'origine) entre les personnes. [...] Se trouvent ainsi radicalement bannis aussi bien l'affirmative action, de type américain (consistant, par des discriminations positives, à compenser, ou au moins à combattre, les discriminations négatives dont certains groupes sont victimes), que la reconnaissance de toute minorité constituée, qu'elle soit « ethnique », religieuse ou autre" (La Constitution, introduite et commentée par Guy Carcassonne, 4e édition, 2000, p. 43).
Sarkozy ne respecte pas l'esprit de la Constitution du pays qu'il prétend diriger. Un comble ! Il n'est, certes, pas le seul parmi les candidats à commettre cette lourde faute, mais il est bien le plus communautariste de tous. Sur son site de campagne, on peut apprécier une vidéo (du 26 février 2007) dans laquelle Brice Hortefeux, son principal lieutenant, affirme que "la communauté chinoise" (évidemment parfaitement homogène...) est acquise à son champion, et une autre (du 22 février 2007) où il est dit que "la communauté portugaise" (tout aussi homogène, bien entendu...) se range à fond derrière Sarko... Deux communautés, qui, est-il dit, ont la caractéristique fondamentale de se lever tôt le matin... La boucle est bouclée.
 
Sarko sur le divan
Mais revenons à Marianne... Un élu de l'UMP, qui le soutient pourtant, concède que Sarkozy "antagonise", "clive", "joue les uns contre les autres avec la plus extrême cruauté". Des chiraquiens comme Henri Cuq et Jérôme Monod vont chercher une explication psychologique à cette fureur de diviser : "Ce garçon n'est pas mûr. Il n'est pas fini. Il a un compte à régler avec la vie qui le pousse à créer de l'affrontement partout, et non à rassembler." Garçon pas mûr... Pas fini... Qui a un compte à régler avec la vie... Il est étonnant de voir à quel point reviennent souvent des considérations aussi intimes sur le personnage, à quel point sont nombreux les observateurs, plus ou moins proches, qui s'interrogent fébrilement sur la solidité psychique de l'homme. Est-ce là pure méchanceté ou légitime inquiétude ? Parmi ses alliés, nombreux sont ceux qui admettent qu'il a "un problème de nerfs, de paranoïa"... Paranoïa : "psychose chronique [...] caractérisée par un délire systématisé et cohérent, à prédominance interprétative (délire de persécution, de grandeur, de jalousie), ne s'accompagnant pas d'affaiblissement intellectuel, évoluant lentement sans aboutir à la démence." C'est rassurant...
Mais laissons là les mauvaises langues, laissons à Sarkozy le soin de parler lui-même de sa personne : "J'étais égoïste, dépourvu de toute humanité, inattentif aux autres, dur, brutal", confie-t-il à la journaliste Catherine Nay, ajoutant tout de même : "Mais j'ai changé !" Ouf ! Il a changé... On l'espère très fort, car élire un président de la République qui se reconnaît "dépourvu de toute humanité", c'est plutôt rock'n roll...
 
L'obsession de soi
Sarkozy apparaît obsédé par lui-même, par son destin, sa quête du pouvoir. A peu près insensible au reste. Un député UMP confie : "On dit qu'il est narcissique, égotiste. Les mots sont faibles. Jamais je n'ai rencontré une telle capacité à effacer spontanément du paysage tout, absolument tout, ce qui ne renvoie pas à lui-même. Sarko est une sorte d'aveugle au monde extérieur dont le seul regard possible serait tourné vers son monde intérieur. Il se voit, il se voit même constamment, mais il ne voit plus que ça." Le ministre François Goulard compare Sarkozy et Chirac- une comparaison qui s'avère cruelle : "Chirac, lui, a le souci des autres, de l'homme. Sarkozy écrase tout sur son passage. Si les Français savaient vraiment qui il est, il n'y en a pas 5 % qui voteraient pour lui." Sarkozy n'a pas changé aux yeux de tous... Son manque d'humanisme lui colle fortement à la peau.
 
Sarkozy n'aime pas la France
Le sociologue Emmanuel Todd effectue (dans cette interview face à Jean-Jacques Bourdin) une distinction du même ordre entre Chirac et Sarkozy ; alors que le président sortant lui apparaît comme "un homme qui a le tempérament démocratique", et "pour lequel les hommes sont égaux", son possible successeur lui apparaît, à l'inverse, comme "l'homme des riches", qui "promet d'être dur aux faibles" et "ne croit pas en l'égalité". Différence profonde de valeurs.
Todd va encore plus loin : alors que Chirac est, d'après lui, "ancré dans la tradition française", Sarkozy "ne sait pas ce qu'est la France". Au moment même où Sarkozy amène le thème de l'identité nationale sur le devant de la scène politique et médiatique, le célèbre politologue affirme tranquillement que Sarkozy est "en réel conflit avec l'identité nationale" de la France, pays de l'égalité, du respect de la population, attaché à des valeurs universalistes... qui ne sont manifestement pas celles du candidat de l'UMP. Todd fustige l'atlantisme de l'élu de Neuilly, en complète rupture avec la tradition gaulliste française, dont le point d'orgue fut sa condamnation, lors de sa visite à George W. Bush en septembre 2006, de l'arrogance de la France lors de son refus - pourtant admirable - de la guerre en Irak. Laurent Fabius avait alors trouvé les bons mots : "Nous n'avons pas besoin à la tête de l'Etat de quelqu'un qui se fixe comme programme d'être le futur caniche du président des Etats-Unis."
"La France, on l'aime ou on la quitte", avait lancé Sarkozy, avec sa finesse habituelle. Todd, décidément sans concession, considère que le candidat de la droite n'aime pas la France. Celui qui se dit "fier d'être surnommé Sarkozy l'Américain", qui affirma aux Etats-Unis se sentir souvent "un étranger dans son propre pays", et qui, si souvent, stigmatisa le ringardisme du "modèle français", voulant lui substituer le si moderne modèle anglo-saxon, devrait, en toute logique (sa logique...), se demander si sa place est bien en France.
 
Inapte au débat
Revenons à la psychologie du chef de l'UMP, à son "abyssale hypertrophie du moi" et à ses conséquences, dont rend compte François Goulard : "Son égotisme, son obsession du moi lui tient lieu de pensée. La critique équivaut pour lui à une déclaration de guerre, qui ne peut se terminer que par la reddition, l'achat ou la mort de l'adversaire." On touche là à un point fondamental. Sarkozy ne semble pas supporter la critique. Et donc le débat, le vrai débat.
Michel Onfray, qui a approché l'animal, et qui était censé débattre avec lui, a fait l'amère expérience de l'impossibilité d'un réel échange avec lui. Sur son blog, il rend compte de cet échec : "Je fais une phrase. Elle est pulvérisée, détruite, cassée, interdite, morcelée", "le débat ne prend pas", "pas d'échanges, mais une machine performante à récuser les questions pour éviter la franche confrontation. Cet homme prend toute opposition de doctrine pour une récusation de sa personne". La démographe Michèle Tribalat, également reçue par Sarkozy, a connu la même mésaventure, et lui a écrit en retour : "J'ai pu apprécier votre conception du débat. Vous n'imaginez pas qu'un autre point de vue (que le vôtre) présente un quelconque intérêt."
Onfray avance une hypothèse sur le mystère Sarkozy (voire celui de tous les grands fauves de la politique) : "La clé du personnage pourrait bien être dans l'affirmation d'autant plus massive de sa subjectivité qu'elle est fragile, incertaine, à conquérir encore. La force affichée masque mal la faiblesse viscérale et vécue." Hypothèse crédible d'une subjectivité fragile, d'autant plus que Sarkozy confie n'avoir "jamais rien entendu d'aussi absurde que la phrase de Socrate « Connais-toi toi-même ». Cet aveu me glace - pour lui", confie à son tour Onfray. En voilà un deuxième que Sarkozy "glace", après Bayrou...
Onfray raconte comment Sarkozy ignore son interlocuteur, en se lançant dans d'interminables monologues, véritable frénésie verbale qui ne laisse guère de place à l'échange : "Il n'arrête plus, se lâche, agresse, tape, cogne, parle tout seul, débit impossible à contenir ou à canaliser. Une, deux, dix, vingt phrases autistes. [...] Poursuite du monologue. Logorrhée interminable. [...] Flots de verbes, flux de mots, jets d'acides". Même impression de la très faible capacité d'écoute du prétendant à l'Elysée chez un autre intellectuel, Pascal Bruckner (pourtant sarkozyste, lui), qui rapporte que, durant leur entretien, Sarkozy "a parlé pratiquement tout seul". Ce dernier confiait au Figaro, en mai 2005, sa méthode de discussion : "Maintenant, dans les réunions publiques, c'est moi qui fais les questions et les réponses et, à la sortie, les gens ont l'impression qu'on s'est vraiment parlé." Un tour de passe-passe à retravailler... les intellos constituant manifestement un public plus coriace et moins dupe des illusions de Sarko le magicien.
 
Une semaine pour stopper "un destin en marche"
Homme refusant le débat, Nicolas Sarkozy est (sans surprise) le principal responsable de l'absence de confrontation sur Internet avant le premier tour. Le leader des sondages avait sans doute tout à perdre dans une telle opération. Son intérêt a donc primé sur l'exigence d'une large majorité de citoyens, qui attendaient avec impatience ce débat.
Difficile de dire, enfin, si les très graves inquiétudes exprimées à son égard sont pleinement fondées, ou quelque peu fantasmées. En tout cas, jamais un candidat dit "républicain" n'aura suscité autant de doutes et de peurs, et même parfois de haine, au point de faire passer, dans une frange de la population, le Père Fouettard de la scène politique française, Jean-Marie Le Pen, pour un gentil papy inoffensif... Croisons les doigts pour qu'on n'ait pas à choisir entre ces deux-là. le 6 mai. La France mérite sans doute mieux que Sarkozy le fossoyeur.

Publié dans capagauche35

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