PROPAGANDE GOUVERNEMENTALE

Publié le par Patrick LEBORGNE

                  Le rapport du Conseil d’Orientation pour les retraites (COR) vient à point pour conforter la propagande gouvernementale sur l’avenir du financement des retraites. Mais peut on définir un politique sur des projections mathématiques d’ordinateurs que ce soit ceux de Bercy ou du COR. Elaborer des scénarios pour 2050 relèvent du fantasme se macro-économistes qui s’abritent derrière la pseudo neutralité scientifique des chiffres pour peser sur la décision politique. Comme si l’histoire était linéaire. Si la crise actuelle, derrière laquelle nos dirigeants s’abritent pour justifier leurs attaques contre toutes les protections sociales avait été prévue par ces mathématiciens, statisticiens, et autres scientifiques, cela se saurait et on aurait pu l’anticiper.

 

                  Si cette étude avait démontré par a + b qu’il n’y avait aucun problème, sans doute n’en aurions nous jamais entendu parler, et le gouvernement aurait bien trouvé un rapport très alarmiste pour parvenir à ses fins : remettre en cause de facto l’âge de départ en retraite, et faire payer plus les salariés. On connaît le logiciel de la droite depuis des lustres, il est toujours aussi pauvre et archaïque : remettre en cause tous les acquis du programme national de la résistance, oublier ce 20ème siècle trop favorable aux salariés, et répondre aux doléances du MEDEF, qui n’admet pas et n’admettra jamais que les régimes de protection sociale ne passent pas entre les mains du privé.

 

                  Le gouvernement verrait aussi d’un bon œil de pouvoir pomper le fond de réserve créé par Lionel Jospin pour alimenter les caisses bien vides de l’Etat.

 

                  Bref entre les souhaits du MEDEF et les désirs du gouvernement, la messe est déjà dite aux yeux des ministres concernés par ce dossier. On a trouvé plein de milliards pour sauver les banques, on a cassé la tirelire pour remplir la leur, il n’y a plus un kopeck pour lutter contre l’augmentation du chômage qui pèse sur nos comptes sociaux, il n’y aura pas un kopeck pour les retraites.

 

                  Il va bien falloir payer les pots cassés, et c’est une fois de plus les salariés qui vont payer l’addition. La charge de la dette est mise au débit des victimes, et le club du Fouquet’s se frotte les mains.

 

                  Désolé, il y a des limites à l’injustice sociale et un tel cynisme est innommable. Il va bien falloir parler à un moment de la répartition des revenus, ou alors augmenter ceux des forces de répression qui auront à gérer les révoltes sociales à venir.

 

                  Zut, je risque de leur donner une mauvaise idée.

 

http://www.vincentbaudoin.com

Publié dans capagauche35

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