VOUS NE VOTEREZ PAS POUR CA :
Je ne peux m'empêcher de vous retransmettre le témoignage d'une de mes nièces du meeting de Sarko lundi à Dijon (gentilleau C).
« A tous les Français, je dis qu'ils ont tous, riches ou pauvres, forts
ou faibles, droit au même respect, au même amour, à la même compréhension,
et que ce respect, cet amour, cette compréhension ce sont les valeurs,
les sentiments qui fondent mon idée de la France. »
C'est ce que Nicolas Sarkozy disait hier soir à son meeting au Palais
des Congrès de Dijon. Pendant que le premier candidat aux élections
présidentielles proclamait son discours sur les valeurs humaines de
fraternité, tolérance, et d'universalité, des gens se faisaient tabasser.
Leur seule faute était de se trouver là au mauvais moment.
Avec quelques copains, je suis allée hier soir au Palais des Congrès,
« pour voir ». Il y avait une trentaine de jeunes, comme nous, à être
venu observer ce qui se passait, voir que nous étions effectivement en
désaccord avec les propos de Monsieur Sarkozy. Après quelques minutes
passées à l'extérieur, nous nous sommes décidés mes amis et moi, à
entrer, par curiosité. Nous ne criions pas, nous ne remuions pas les
foules, on aurait pu nous prendre pour de vrais sarkozistes !! Nous
n'étions pas à l'intérieur depuis un quart d'heure, que déjà on
apercevait un jeune homme se faisant traîner sur le sol par les quatre
membres parce qu'il avait hué M. De Robien, ministre. Un de mes amis
s'est précipité sur lui pour le soutenir, le relever. Il s'est finalement
retrouvé par terre à côté de lui, entouré de 5 ou 6 costaux, chargés de
la « sécurité ». Ils les violentaient, ils leur donnaient des coups de
pieds, les traînaient au sol. Nous ne pouvions pas laisser faire ça !! En
voulant s'interposer entre ces vigiles et nos amis, nous nous sommes
retrouvés tirés vers l'extérieur, on nous tordait les poignets pour qu'on
se laisse faire, on nous attrapait par le cou pour que l'on ne crie pas.
je n'ai vu qu'un seul homme avec un comportement humain parmi ces
machines à allures d'hommes. Nous étions 6, ils étaient une dizaine.
Une fois à l'extérieur, nous avions retrouvé notre calme, pas un
seul d'entre nous ne criait, pas un seul n'avait un comportement violent,
pas un seul d'entre nous ne buvait ou ne fumait. Nous étions une
trentaine. Nous avons alors vu arriver dix CRS, en plus des huit camions
qu'il y avait de chaque côtés de la rue. Nous avons décidé de tous nous
asseoir par terre, signe pacifiste et non violent par excellence ! Les
CRS se sont mis en ligne devant nous, nous poussant, nous tirant par les
bras, nous donnant des coups de matraque et nous encerclant. A ce moment
là, nous étions 22. Ils étaient 27. Ils refusaient de parler, disaient
que c'est interdit d'être là (c'est pourtant bien un lieu public, je me
suis renseignée), qu'on avait pas le droit de nous asseoir à cet
endroit. « La Bourgogne, c'est un vieux pays où l'on ne se bat que
lorsque c'est nécessaire, que lorsque l'essentiel est en jeu. »
continuait Monsieur Sarkozy. Je ne dois pas avoir la même notion de «
l'essentiel » que ces hommes en armes, battant des hommes et des femmes
faisant la moitié de leur poids, tous pacifistes, dont la seule faute
était d'être là, de ne pas partager les idées de Monsieur Sarkozy.
« L'ouverture dont je veux être le candidat c'est l'ouverture
d'esprit. L'ouverture d'esprit c'est être capable de prendre en
considération les raisons de l'autre, c'est être capable de penser que
l'autre pourrait avoir raison, c'est être capable d'échanger avec l'autre
et de le respecter même quand on pense qu'il a tort. »
Nous n'avons pas eu le temps de nous exprimer, que déjà, nous étions
encerclés. Nous ne pouvions même pas être là en signe de désaccord, que
déjà on nous cachait. La liberté d'expression serait- elle bafouée ?!
« Pourquoi tant de haine ? Parce que je veux que la police fasse son
métier ? Qu'elle arrête les délinquants et les fraudeurs ? Qu'elle
poursuive les voyous ? Parce que je dis que la victime vaut plus à mes
yeux que le délinquant ? »
Nous ne sommes ni des délinquants ni des fraudeurs, ni des casseurs,
mais nous sommes bien, nous, les victimes de ce système qui nous attend,
de cette société policière à quoi il nous prépare.
« Je veux leur dire que si j'ai voulu mettre la morale au cour du
débat politique, je veux aussi la mettre dans le comportement politique.
Si elles ressemblent à ce que j'ai vécu, la morale, la démocratie
que M. Sarkozy nous propose, je vous avouerai que j'ai très peur.
Perrine, Dijon, le 24 avril 2007
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Pour consulter la véracité des propos cliquez sur le lien suivant (vidéo des abords du meeting, ou la fascisation du dialogue vu par Sarkobusch).
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COMMENTAIRE
N'oublions pas non plus que depuis les dernières élections professionnelles de la Police les syndicats proches de la droite sont devenus minoritaires. Il est également faux de croire, de dire et de penser que tous les gardiens de la paix, brigadiers et officiers sont des sarcozystes. Ils sont tout simplement fonctionnaires mais également citoyens.
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