SECURITE SOCIALE, QUEL AVENIR ?

Publié le par Patrick LEBORGNE

LA SECURITE SOCIALE
 
 
Il est vrai que lorsque son chien devient gênant, on dit qu'il a la rage pour s'en débarrasser !
 
Lorsque les comptes de l'assurance maladie sont dans le rouge, on dit que c'est la faute à la surconsommation de soins, aux arrêts de maladie des vilains salariés et au manque de responsabilité des malades.
 
MAIS un critère que nous devons tous avoir à l'esprit c'est qu'en 1945, lorsque le CNR (Conseil National de la Résistance) créa la sécurité sociale, ce fut contre l'avis du patronat, comme ce dernier s'était globalement mal comporté durant la guerre, il n'était donc pas audible.
 
Par contre depuis les années 60 le patronat n'a pas cessé d'attaquer cette conquête sociale, il suffit d'analyser toutes les ordonnances et textes réglementaires depuis 25 ans pour s'en rendre compte.
 
Désormais c'est à visage découvert que les libéraux interviennent. En 1993 une proposition de loi a été déposée au bureau du parlement signé par Cardo, Griotteray, Madelin visant à substituer un assureur privé à l'assurance maladie. La même tentative a eu lieu durant la dernière mandature, mais cette fois avec plus de parlementaires.
 
Dernièrement le billet "il faut tordre le coup à 1945 " paru dans les Echos, de Denis KESLER, ancien N° 2 du MEDEF et assureur de métier, affirme un peu plus la remise en cause de notre protection sociale. Pour un assureur laisser s'échapper plusieurs dizaines de milliard d'euros par an est un crime.
 
Par conséquent si nous souhaitons sauvegarder et développer notre système de protection sociale il faut réfléchir à sa fiscalisation. Nous connaissons nos besoins en matière de santé, de prévention, de dépendance, il nous appartient d'en pérenniser le financement.
 
Patrick LEBORGNE
Vincent BAUDOIN
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Publié dans capagauche35

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