CONTRAT DE TRAVAIL
Nicolas Sarkozy veut s'inspirer du CNE pour un contrat unique 24.01.07 | 20h44
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi, lors d'une rencontre avec des patrons de PME, qu'il entendait s'inspirer du "contrat nouvelle embauche" (CNE) pour créer un contrat de travail unique s'il était élu le 6 mai à la présidence de la République.
"Le CNE est un progrès, il ne faut pas y toucher", a déclaré le ministre de l'Intérieur et candidat de l'UMP lors de cette rencontre organisée par la CG-PME dans un théâtre parisien.
Le CNE, pour le moment réservé aux entreprises de moins de 20 salariés, prévoit une période d'essai de deux ans et rencontre un certain succès auprès des PME.
"Je garderai l'intérim et les contrats de projet (...) mais le contrat de travail unique inspiré du CNE est une occasion de simplifier beaucoup le droit du travail français", a ajouté Nicolas Sarkozy.
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi, lors d'une rencontre avec des patrons de PME, qu'il entendait s'inspirer du "contrat nouvelle embauche" (CNE) pour créer un contrat de travail unique s'il était élu le 6 mai à la présidence de la République.
"Le CNE est un progrès, il ne faut pas y toucher", a déclaré le ministre de l'Intérieur et candidat de l'UMP lors de cette rencontre organisée par la CG-PME dans un théâtre parisien.
Le CNE, pour le moment réservé aux entreprises de moins de 20 salariés, prévoit une période d'essai de deux ans et rencontre un certain succès auprès des PME.
"Je garderai l'intérim et les contrats de projet (...) mais le contrat de travail unique inspiré du CNE est une occasion de simplifier beaucoup le droit du travail français", a ajouté Nicolas Sarkozy.
A l'heure où le PS parle de sécuriser les parcours professionnels, le candidat de la droite montre enfin son vrai visage, celui d'une droite dure qui veut mettre en place la « précarisation tout au long de la vie ».Qu'il veuille remettre en cause le C.D.I., on l'avait compris. Son ami Gérard LARCHER est déjà en train de s'en occuper. Mais là, il va encore plus loin : il remet objectivement en cause tout le droit de licenciement en donnant aux employeurs le droit de se séparer d'un salarié sans avoir à motiver la rupture unilatéral du contrat de travail, et ce tout au long de la vie professionnelle. . N. SARKOZI montre ainsi son mépris pour les conventions que la France a signé, son mépris pour la déclaration des droits de l'homme.
Etre licencié sans motif, comme le souligne G. FILOCHE, c'est « ne plus pouvoir défendre ses droits dans l'entreprise, c'est ne plus pouvoir revendiquer ses heures supplémentaires, c'est ne plus pouvoir se syndiquer ouvertement, c'est ne plus pouvoir broncher sous peine de perdre son emploi ».
Attention cet homme est dangereux : il veut passer du libéralisme sauvage et inhumain du XIX ème siècle, à un libéralisme tout aussi sauvage et inhumain du XXI ème siècle, comme si le XX ème, celui des acquis sociaux qui font le modèle français, n'avait été qu'une parenthèse dommageable pour l'avènement du capitalisme.
Attention cet homme est dangereux car il sait perpétuellement adapter ses discours à ses interlocuteurs, mais n'oublions pas qu'il demeure en permanence aux ordres d'un patronat.
Vincent BAUDOIN
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